De la fibre à la laine

Comment passer de la fibre naturelle au fil qui permettra de tricoter votre pull ou vos chaussettes ? C’est un procédé de fabrication qui demande précision, exigence et rigueur.

Tout part de la sélection de la fibre : les fibres de mohair, mérinos, yack ou cachemire par exemple, sont « récoltées » sur l’animal.

Elles sont ensuite soigneusement triées : ici, c’est tout le savoir-faire de l’éleveur qui intervient. Seule une longue pratique permet de « sentir » la qualité des fibres.

Les fibres sont ensuite lavées puis envoyées dans des filatures où elles seront filées, c'est-à-dire transformées en fils. Nous travaillons le plus possibles avec des filatures françaises. L’une d’entre-elles est même située à seulement quelques kilomètres de l’atelier ! Mais la filière textile française est en pleine reconstruction et il ne nous est pas toujours possible de faire filer nos fibres naturelles sur le territoire.

Les fils – et les mélanges exclusifs que nous créons, comme mohair et soie ou mérinos et yack – sont ensuite teints : nous collaborons pour cela avec deux ateliers français situés dans le Tarn et en Vendée.

C’est ainsi que naissent nos différentes laines, toujours avec la volonté d’avoir le moins d’impact possible sur l’environnement.

Le processus est légèrement différent pour les fibres naturelles dites « végétales » comme le lin, le seacell et le lyocell.

Le lin pousse dans le nord de la France. Il est récolté selon une méthode ancestrale avant d’être transformé en fils.

Le seacell est un mélange de poudre d’algue et de fibre de pulpe de bois : durable, légère et résistante, cette fibre a obtenu le prix de l’innovation environnementale en 2019.

Enfin, le lyocell, inventé dans les années 50, est une fibre constituée de pulpe de bois. Elle est l’une des premières innovations dans le domaine de la fibre durable.

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